Les martyrs de PARIACOTO
( da
"Il Missionario Francescano" - novembre 2000)
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En arrivant dans la Mission de
Pariacoto, un an seulement avant leur mort, le Père
Zbigniew STRZALKOWSKI et le Père Miguel TOMASZEK étaient
pleins d’enthousiasme. |
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| Le Père Miguel Tomaszek (23/9/60) et le Père Zbigniew Strzalkowski (2/7/58), assassinés le 9 août 1991 par les terroristes du "Sentier lumineux" |
Leur
apostolat a été vécu dans l’essentiel, avec un dévouement spontané
et cohérent qui les a rapprochés de tous ceux qui les entouraient. |
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"Le Père Zbigniew - raconte Christian, qui a vécu cette expérience de foi - pensait aux adultes et aux personnes âgées, et il leur apportait tous les soins qu’il pouvait". Quant au Père Miguel, "il avait un véritable charisme pour les enfants. Tous deux aimaient la nature". |
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| Dans le petit cloître du couvent, il y a toujours un jardin rempli de fleurs, qui montre bien comment ils savaient intégrer cet aspect dans la vie communautaire. Il faut aussi rappeler qu’ils étaient "toujours prêts à rendre service, toujours prêts à repartir, même s’ils venaient de rentrer d’une mission épuisante dans les chapelles de la montagne". | |
Ils étaient en danger, et ils le savaient bien, même s’ils cherchaient à en limiter les effets dans leurs contacts avec les deux jeunes qui partageaient leur vie en tant qu’aspirants. "Les derniers jours – se souvient Carlos -, il était plus tendu. Il pressentait un danger. Zbigniew disait que quelqu’un s’était « infiltré » dans le groupe". |
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Leur martyre |
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Ils furent entraînés dehors et emmenés dans la camionnette de la communauté jusqu’au centre du village, qui était désert. Il y eut alors un procès sommaire, auquel participa Sr Berta, une sœur qui avait eu le courage d’intervenir. |
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Un bref débat s’ensuivit, qui clarifia les positions de chacun: d’une part ceux qui se présentaient ouvertement comme chargés d’une mission évangélique; et d’autre part ceux qui voulaient imposer la vision anarchique d’une loi purement humaine. Ce débat ne put évidemment aboutir à aucune entente. |
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A la fin, la Sœur fut expulsée du véhicule, lequel prit le chemin de la montagne. Mais grâce à Sr Berta on saura comment s’est déroulé ce simulacre de procès. |
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| Ils arrivèrent à l’endroit appelé "San Damiano". Le Père Miguel avait donné ce nom à l’enceinte à peine ébauchée d’un ermitage prévu pour des rencontres avec des jeunes et des laïcs, et qui allait devenir le lieu de leur martyre. |
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Une
fois descendus du véhicule, ils furent étendus par terre, à même la
route, avec le maire du village qui passait là par hasard, les mains liées
et avec un écriteau devenu célèbre et portant ces mots écrits de leur
sang:
("Ainsi meurent les laquais de l'impérialisme") |
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Jamais inscription ne parut plus éloignée de la réalité. Plus tard, lors d’une visite au lieu du martyre, nous nous sommes mêlés à la foule, une foule simple, affectueuse, pauvre, qui pleure et se réjouit en même temps, par un heureux mélange de sentiments impossibles à dissimuler. |
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Je me rappelle les paroles de
l’évêque après les funérailles: |
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| le cortège des funérailles pour les deux martyrs |
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Je me souviendrai toujours du refrain attristé, mais chargé d’espérance, de la foule anonyme de la montagne andine: "No olbidar nos" ("Ne nous oublie pas"). Je trouvai dans ces mots un résumé et une véritable preuve du DON que Dieu a fait à notre Ordre, en nous montrant clairement dans le témoignage de nos frères que "l'Amour, aujourd’hui comme toujours, est créateur", qu’il réussit à briller même dans les milieux de vie les plus difficiles, qu’il sait trouver le cœur des gens simples et qu’il sait construire là où il nous semble n’y avoir que le désert...!" |
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P.Lanfranco Serrini |
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